Kidnapping de trois bébés chimpanzés

Notre quotidien est chamboulé depuis le 9 septembre dernier. En pleine nuit, des personnes non-encore identifiées se sont introduites dans notre sanctuaire dans le but de voler de jeunes chimpanzés.

Monga (femelle de cinq-six ans), Hussein (mâle, quasi trois ans) et César (mâle deux ans et demi) ont été transportés vers une destination inconnue. Trois bébés qui venaient d’être sauvés et pour lesquels nous étions heureux de pouvoir offrir une seconde chance dans la vie.

Quelques heures après cet affreux kidnapping, les malfaiteurs ont envoyé une vidéo effroyable où l’on peut voir les chimpanzés traumatisés tout en exigeant par la suite une rançon colossale à six chiffres pour les libérer.

Ils ont menacé de décapiter l’un des bébés et de livrer sa tête au sanctuaire si leur demande n’était pas satisfaite. Aussi, ces ravisseurs ne se sont pas privés de porter des menaces de mort à l’égard des Fondateurs et leur famille s’ils faisaient appel à la police.

Ceci est une première dans l’histoire des sanctuaires. C’est en effet la première fois qu’un grand singe est pris en otage pour une demande de rançon. Par cet acte, ces kidnappeurs ignobles ont porté ce trafic à un autre niveau car ceci pourrait inspirer des personnes malintentionnées à s’attaquer à d’autres sanctuaires en RD Congo ou ailleurs dans le monde.

Une seconde vidéo a été envoyée montrant encore et toujours les 3 bébés dans un lieu insalubre mais résignés à survivre malgré des conditions de détention horribles.

Depuis cette dernière vidéo, nos n’avons plus de nouvelles ni des ravisseurs ni des bébés et c’est ce qui nous fait craindre le pire. Les ont-ils vendus? Sont-ils morts? César et Hussein, les deux tout petits, peuvent se laisser mourir de chagrin et par manque d’attention, d’affection. Nous sommes très inquiets et les trois petits sont en permanence dans nos prières, dans nos pensées.

Aussi sommes nous en alerte constamment à J.A.C.K. et, depuis le jour du rapt, nos Fondateurs ont fait appel à un renfort de sécurité au niveau du site. Rien a été fait jusqu’à présent. Notre Fondatrice, Roxane, qui gérait seule la situation au tout début alors que son mari était en voyage, a également demandé une protection pour elle car elle recevait des menaces de mort. Ses requêtes sont restées veines …

Aujourd’hui, cela fait un mois que les bébés ont été enlevés. Comme les chimpanzés sont le patrimoine de l’Etat congolais, c’est l’Etat qui mène les enquêtes. J.A.C.K. n’en a pas le pouvoir légal.

Malheureusement, l’Etat ne nous fait part d’aucune information. On ne sait pas se qui se passe. Une chose est certaine: les bébés n’ont pas été retrouvés! Nous sommes seuls et nous nous sentons abandonnés alors que tant de promesses ont été faites pour nous aider, pour les retrouver… C’est vraiment désolant!

Pour notre part, et malgré les menaces, nous nous sommes engagés de continuer à sauver et à encadrer ces vies. 102 primates vivent à ce jour à J.A.C.K. et ont besoin d’ample protection. N’ayant aucun soutien également de ce côté la de l’Etat, nous avons lancé une collecte en ligne en vue de récolter des fonds pour renforcer la sécurité. Chaque vie compte; qu’elle soit humaine ou animale, notre devoir est de veiller au bien-être de chaque individu présent sur le site et nous avons entamé les travaux de sécurité. Toutes les serrures ont été changées, idem pour certains cadenas. Nous avons ajouté des caméras de surveillance. Mais il reste encore du boulot car le complexe est grand, le nombre d’animaux à sécuriser est élevé et nous avons besoin d’aide pour acheter davantage de matériel. D’où la collecte ci-dessous en ligne. Merci à vous pour ce que vous pouvez faire.

Avant de terminer, nous vous demandons de garder ESPOIR et de maintenir encore et toujours HUSSEIN, petit CESAR et MONGA DANS VOS COEURS. GARDEZ-LES DANS VOS PRIERES. CONTINUONS DE PARTAGER LEUR HISTOIRE CAR ILS NE PEUVENT SURTOUT PAS TOMBER DANS L’OUBLI

Le Bushmeat, une menace permanente pour la conservation de notre patrimoine faunique

Par «viande de brousse» (bushmeat en anglais) on entend la viande d’animaux sauvages destinée à la consommation humaine, provenant essentiellement du continent africain, mais aussi parfois de pays asiatiques ou d’Amérique latine. 

Si la consommation de viande de brousse n’est pas un phénomène nouveau, elle s’est considérablement accrue et globalisée au cours des dernières années. Divers facteurs, comme la croissance démographique, la plus grande efficacité des armes de chasse ou l’exploration de contrées forestières autrefois inaccessibles ont contribué à ce fort développement. Le commerce de viande de brousse, stimulé en outre par une forte demande des régions urbaines, est devenu très lucratif.

Par ailleurs, ce commerce a perdu peu à peu son ancrage local et a été pris dans le mouvement de la globalisation: de nos jours une marchandise peut être transportée et mise en vente partout dans le monde en quelques jours. Les produits qui servaient autrefois avant tout à l’auto-approvisionnement familial et communautaire sont devenus des biens de consommation de plus en plus prisés sur le marché mondial.

Le problème est que la consommation actuelle de viande de brousse menace la durabilité de cette ressource naturelle. En Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, le commerce de viande de brousse atteint chaque année les CINQ MILLIONS DE TONNES.Selon une étude (https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5098989/) , 1169 des 4556 animaux terrestres évalués dans le monde (environ 26%) sont répertoriés comme menacés d’extinction. Et selon la même étude, l’ordre comptant le plus d’espèces menacées par la chasse pour la viande de brousse sont les primates (126 espèces sur 406).

Le commerce (international) de la viande de brousse est très problématique essentiellement en raison de la menace sur la conservation des espèces et du risque d‘épidémies:

  • Les prélèvements d’animaux sauvages dans la nature afin de satisfaire la demande croissante de viande de brousse contribuent à rompre l’équilibre de l’exploitation durable. Ils menacent ainsi la survie de nombreuses espèces et populations animales dans leur pays d’origine et constituent un facteur important de la disparition de certaines espèces.
  • L’importation d’animaux sauvages tués à la chasse crée en outre un problème sanitaire. Il existe en effet de nombreuses zoonoses qui peuvent être transmises par contact avec la viande de brousse.

D’où l’importance de faire une sensibilisation à grande échelle en touchant toutes les couches sociales, du chasseur le plus démuni au consommateur final. Pour la préservation de ces espèces, la recherche en conservation est essentielle.

Fournir des aliments ou des revenus alternatifs aux communautés qui dépendent de manière non durable de la chasse à la faune est d’une importance capitale.

Sources :

  • Viande de brousse, Brochure d’information et d’aide à l’identification, Département Fédéral de l’Intérieur, Confédération Suisse.

Des enclos externes grâce au Zoo de la Palmyre

Comme déjà expliqué précédemment, l’arrivée massive de cercopithèques nous a contraint de faire de nouveaux aménagements tant au niveau des structures externes que internes pour que les primates puissent vivre dans des groupes constitués que d’individus de leur espèce. Grâce à la généreuse contribution du Zoo de la Palmyre, nous avons pu continuer le projet de séparation des enclos extérieurs pour 4 groupes différents de primates: singes bleus, hocheurs, ascagnes à nez blanc et les cercopithèqes de l’Hoest.

Nous tenons à remercier au nom de nos résidents cercopithèques le ZOO DE LA PALMYRE, sa direction , son équipe ainsi que tous ses donateurs pour cette subvention généreuse en leur égard. 

MERCI POUR EUX!

Un enclos de nuit pour les cercopithèques grâce à la RESERVE AFRICAINE DE SIGEAN

Au vu du nombre croissant des primates sauvés ces derniers temps, il était vital pour nous d’avoir davantage d’espace afin de pouvoir séparer par espèces les différents singes confisqués.

Les enclos de nuit sont obligatoires à cause de l’hiver que nous avons au Sud-Est de la RD Congo car  la majorité de ces primates proviennent de la forêt tropicale.

C’est ainsi que grâce à l’aide de la Réserve Africaine de Sigean , nous avons pu terminer la construction de loges de nuit pour 4 groupes de  Cercopithèques.

Les travaux ont débuté en 2021 et ont enfin été clôturés en 2022.

Nos pensionnaires ont aujourd’hui une belle et haute structure chauffée et aménagée de plateformes, de barres, de mangeoires et d’abreuvoirs. Le bâtiment est divisé en 4 dortoirs différents séparés par des trappes coulissantes et/ou un couloir.

Aussi, chaque dortoir est annexé aux 4 enclos externes en train d’être aménagés pour les différentes espèces de primates.  Les animaux accèderont aux structures externes grâce à des trappes coulissantes ou des tunnels.

Au nom de tous nos résidents cercopithèques, nous tenons à remercier la Réserve Africaine de Sigean, sa Direction, son équipe ainsi que tous ses donateurs pour leur constante générosité à leur égard.

Merci pour EUX!

CÉSAR, Un transfert à couper le souffle

En janvier 2022, nous avons été contactés de Likati (Bas Uélé) par une personne sensible à la cause animale et qui venait de sauver César, un bébé chimpanzé qui était en vente sur un marché local. Ce dernier était fort blessé et a été de suite mis sous traitement grâce aux précieux conseils vétérinaires de notre Dr Christian.

Au mois de mars, la même personne a récupéré un autre bébé chimpanzé. Il s’agissait cette fois d’une petite femelle prénommée Justine. Elle vivait ensemble avec César et les deux orphelins s’entendaient bien. 

Malheureusement, Justine est tombée malade et comme elle était fragile mentalement de par la séparation de sa maman, la petite s’est laissée partir pour rejoindre sa mère et  reposer en paix.

Depuis le décès de Justine, nous étions inquiets pour César à cause de son état de santé. Nous étions au mois de mai et pendant des semaines, nos appels et messages sont restés sans réponse.  

C’est en juillet que notre Fondatrice a finalement réussi à joindre Likati et c’est avec beaucoup d’émotions que nous avons appris que petit César était toujours vivant! Dès lors,  nous avons tout mis en œuvre pour le ramener au sanctuaire de Lubumbashi.

Le transfert n’a pas été de tout repos pour lui car il devait faire Likati-Kisangani puis Kisangani-Kinshasa et ensuite prendre un vol vers Lubumbashi. Le voyage a été rallongé à cause des conditions météorologiques ainsi que le mauvais état de la route.

Il a donc fait Likati-Buta-Banalia : 3 jours de moto

Kisangani : César a passé 4 jours à Kisangani en attendant d’avoir tous les documents nécessaires à son transfert.

Kisangani-Kinshasa-Lubumbashi. : 2 vols. Le premier  de Kisangani vers Kinshasa et un autre vers Lubumbashi dans la foulée.

A son arrivée à Lubumbashi, Dr. Christian l’attendait de pied ferme sur le  tarmac afin de l’acheminer directement à J.A.C.K.

Sa visite médicale a fait remarquer qu’il avait un problème de croissance, un manque de protéines, des muscles fondus. César a désormais un soigneur attitré, Franck, et a une alimentation adaptée.

Aujourd’hui, César va bien et a déjà pris ses repères.

Nous vous remercions pour votre élan de solidarité envers lui durant son transfert et remercions également toutes les personnes qui ont de près ou de loin contribué à son évacuation.

GAÏA NATURE FUND offre de nouvelles structures externes aux Cercopithèques

Avec l’arrivée massive des espèces de petits singes, nous avons remarqué qu’il était difficile pour certaines de vivre ensemble à l’âge adulte  – même à l’état sauvage ! Par conséquent, et afin de prévenir les conflits et l’arrivée d’hybrides (reproduction d’espèces différentes), les fondateurs de J.A.C.K. ont décidé de diviser les enclos externes déjà construits pour offrir à des groupes de primates leurs habitations propres.

C’est ainsi que grâce à l’aide de GAIA NATURE FUND, nous avons pu aménager les enclos externes pour nos résidents cercopithèques.

Les travaux se sont déroulés de la manière suivante :

  • Maçonnerie
  • Plomberie
  • Soudure

Nous tenons à remercier GAIA NATURE FUND, sa direction, son équipe ainsi que ses donateurs pour leur générosité envers tous les CERCOPITHÈQUES de J.A.C.K.

MERCI POUR EUX !

Joyeux anniversaire, SHASA

Oui, cela fait aujourd’hui 16 ans que cette grande femelle a été sauvée, confisquée à Kinshasa et transférée chez vers notre Centre de Lubumbashi. Arrivée à J.A.C.K. en août 2006,  SHASA  a survécu à l’incendie criminel que nous avons vécu en septembre 2006 car notre action dérangeait tous les trafiquants de la place qui se faisaient de l’argent sur le dos de ces pauvres créatures innocentes. 

A ce jour, SHASA est la deuxième femelle la plus âgée à J.A.C.K. et elle a trois particularités:

–          Elle est borgne: l’œil gauche est toujours là mais enfoncé fort à l’arrière de la paupière à cause d’un accident survenu lors de la saisie. En voyant arriver la police et les autorités de l’Environnement, le trafiquant a pris fuite et a cogné le sac contenant le bébé chimpanzé contre une voiture. En sortant l’animal du sac, les inspecteurs ont découvert l’œil gauche sanguinolent et un vétérinaire lui a  immédiatement donné les soins .

–          Elle a de très longs membres et pourrait appartenir à une sous-espèce rare de chimpanzé.

En effet, étant donné que Shasa vient du nord de la RDC, nous pensons qu’elle appartient à la sous-espèce appelée « Bili Apes » (du nom d’une ville congolaise locale) connue pour avoir une culture totalement différente de celle des chimpanzés communs. Les Bili Apes sont des chimpanzés qui nichent au sol (ils ne construisent pas leurs nids dans les arbres) et on dit qu’ils ont une « réputation de mangeurs de lions »…

–          Elle sait nager, chose exceptionnelle car les chimpanzés sont connus pour avoir les os lourds et coulent lorsqu’ils se jettent à l’eau.

Shasa est arrivée à J.A.C.K. toute petite, amoindrie de par son œil blessé. Cependant, 16 ans plus tard, elle est devenue une femelle imposante dans son groupe. Et nous sommes fiers de ce qu’elle est devenue aujourd’hui!

JOYEUX ANNIVERSAIRE, BELLE SHASA!

Don de matériel vétérinaire APPACOL-PRN/Héritier Mpo

L’ONG congolaise APPACOL-PRN de Héritier MPO fait un excellent travail en faveur de la conservation de la nature à Lodja.  

Oui, Héritier et toute son équipe sensibilisent contre l’abattage massif des espèces sauvages pour alimenter le commerce de viande de brousse ainsi que le commerce illégal de ces espèces. Ils apportent ainsi à la population des moyens de substitutions au braconnage (cultures maraîchères, élevage de porc, etc.) et guident les gens dans ces nouveaux domaines en vue de réduire la chasse intempestive d’animaux protégés (ou pas) et la destruction de la forêt.

Aussi, lors de son mouvement de sensibilisation, il récupère des animaux qui résultent du commerce de la viande de brousse. Par exemple, il est très courant que les gens tuent une maman singe pour la manger et se débarrassent de son bébé qui n’est pas assez gros pour être consommé. Ce bébé devient dès lors un sous-produit du bushmeat: il est soit maintenu en vie pour être engraissé, soit il est vendu comme animal de compagnie.

Par conséquent, il arrive souvent que Héritier et son équipe confisquent les espèces de primates ainsi détenues (espèces menacées ou pas). Parfois, les gens remettent l’animal à Héritier.

C’est ainsi que l’ONG J.A.C.K. a eu vent du travail incroyable de Héritier à Lodja, un endroit en pleine forêt où il existe encore des espèces endémiques en danger d’extinction telles que le mangabey à ventre doré (Chlorocebus chrysogaster) et le singe lesula (Cercopithecus lomamiensis).

Un travail de partenariat a tout récemment été mis en place entre J.A.C.K. et APPACOL/PRN en vue de sauver tous ces primates orphelins meurtris par l’homme.  Souvenez-vous des deux derniers transferts de primates (Lodja1 et Lodja2)  qui ont permis d’évacuer 22 victimes du trafic de Lodja à Lubumbashi, au Centre de Réhabilitation pour Primates J.A.C.K.

Vu ce partenariat, il était normal pour les Fondateurs de J.A.C.K.  que APPACOL-PRN/ Héritier puisse bénéficier de matériel vétérinaire de base ainsi que d’une formation en soins vétérinaires faite auprès du Dr Christian, le vétérinaire de J.A.C.K.

Seringues, multivitamines, vermifuges, désinfectants, antibiotiques mais aussi bouillottes, gants, cages de transport, etc. lui ont été fournis par l’OLSEN ANIMAL TRUST et Madame Linda, deux grands sponsors de J.A.C.K. Héritier étant sur le départ, il a de quoi ramener  à Lodja où il vit et fait toutes les confiscations et sauvetages.

Ainsi équipé, Hériter pourra donner des soins immédiats et appropriés à ces victimes. Quand il y a du réseau, Dr Christian est en contact permanent par téléphone avec Héritier dès qu’un cas se présente.

Merci à Héritier et à son équipe pour tout le travail abattu sur terrain. 

Merci au Dr Christian pour son temps et son implication pour améliorer l’état de santé de ces orphelins abusés par l’homme.

Merci aussi à l’OLSEN ANIMAL TRUST et à Madame Linda qui ont rendu possible cette formation et l’achat de matériel de base. Sans vous, J.A.C.K. n’aurait pas pu réaliser ce projet.

Construction d’une Nurserie pour les chimpanzés

Grâce à l’incroyable soutien de PAIRI DAIZA FOUNDATION, nous avons pu lancer les travaux de la Nurserie qui va abriter les bébés chimpanzés tout récemment sauvés et recueillis.

En effet, l’arrivée massive de primates a rendu difficile pour nos Fondateurs d’accepter de nouveaux sauvetages car les installations sont devenues insuffisantes. 

De plus, les chimpanzés sauvages viennent des forêts chaudes et humides de la RDC. Lorsqu’ils arrivent au sanctuaire, ils sont confrontés aux aléas du climat. La région de Lubumbashi est connue pour son hiver austral (fin mai jusqu’à début octobre): les températures peuvent descendre jusqu’à 5°C – ce qui peut être fatal pour les très jeunes chimpanzés.

Pour ces deux raisons principales, un bâtiment de nurserie chaleureux s’est imposé de toute urgence pour réhabiliter les nouveaux arrivants dans les meilleures conditions car si aucun logement n’est construit, nous serons dans l’incapacité de sauver d’autres chimpanzés.  

En ces 7 premiers mois de l’année 2022, 4 chimpanzés ont été sauvés du trafic d’espèces protégées et du commerce illégal de la viande brousse. MONGA, BANDA, BUNIA, HUSSEIN vivent déjà au Centre de Réhabilitation. Rappelez-vous, pour 1 bébé chimpanzé sorti de la forêt, 8 à 10 adultes dont sa mère sont tués.

Un cinquième bébé est en chemin. En effet, CÉSAR en provenance de LIKATI, viendra compléter cette liste dans les jours à venir.

Nous sommes très reconnaissants envers PAIRI DAIZA FOUNDATION, sa Direction  et tous ses généreux Donateurs pour leurs magnifiques contributions qui permettront à nos nouveaux résidents d’être abrités dans des conditions adéquates.

Vous vous souvenez de CESAR?

Quelques mois plutôt, nous vous avions sollicités afin de transférer deux jeunes chimpanzés qui se trouvaient à Likati dans la province du Bas-Uélé; ils devaient parcourir plus de 5000km pour rejoindre J.A.C.K.

Il s’agissait de CESAR et de JUSTINE, deux victimes de cette plaie qu’est le trafic des espèces protégées et du commerce illégal de la viande de brousse. Tous deux sont des sous-produits de cet ignoble trafic: ils ont perdu toute leur famille, leur maman a été tuée sous leurs yeux et ils ont été mis en vente comme animaux de compagnie.

CESAR et JUSTINE étaient tous deux maigres, malnutris, et leur santé était en très mauvais état. Leur évacuation était plus qu’urgente.

Grace à votre générosité, nous avons pu avoir les fonds nécessaires pour des soins sur place et pour leur transfert. Notre vétérinaire était en contact permanent afin de donner les instructions pour leur prise en charge. Une mère de substitution a également été engagée pour leur donner cette chaleur maternelle qui leur permettrait de tenir le coup pendant que le transfert se prépare.

Malheureusement, l’inévitable est arrivé. JUSTINE, la plus petite des deux , est tombée gravement malade. Malgré des soins de réhydratation, les perfusions, les vitamines et l’alimentation adaptée , elle n’a pas supporté cette séparation de sa maman et a préféré se laisser mourir. Cela arrive très souvent chez ces grands primates qui ont tant besoin d’attention et d’amour.

Plusieurs semaines se sont écoulées et nous n’avions plus aucune nouvelle de CESAR ni de ceux qui le gardaient. Nous avons donc craint le pire comme avec Justine.

Heureusement et comme par miracle, nous avons reçu une réponse à nos messages et notre soulagement a été grand de savoir que le petit CESAR était en vie.

Nous avons donc décidé de relancer le transfert du bébé chimpanzé dès que possible. Nous sommes en pleine organisation de son voyage. Nous vous tiendrons au courant de la suite de ce projet.

Gardez CESAR dans vos pensées en espérant qu’il fasse un bon voyage une fois que le processus sera lancé. MERCI pour LUI!