Mon nom est BUKU

Je suis née au cœur de la forêt, libre et sauvage au fin fond de la Tshopo.

Mais un jour, ma vie a basculé. Les chasseurs m’ont capturée. Mon bras a été pris dans un piège, il a été sectionné et les braconniers ont m’ont attaché une corde à la hanche avec un bout de bois me laissant un bras piégé et une corde attachée à ma hanche reliée à un bâton. Ma liberté s’est envolée, et avec elle, une partie de moi, de ma famille, car ma maman a été tuée pour achalander le marché de viande de brousse.

Perdue, lourdement blessée, j’avais besoin de soins mais les trafiquants m’ont négligée en me sous-alimentant et en ne me prodiguant aucun soin.

En septembre 2023, des Eco-gardes de l’ICCN(Institut Congolais pour la Conservation de la Nature) m’ont aperçue en vente  dans les rues d’OPIENGE et ils m’ont confisquée. J’ai été transportée par route sur KISANGANI où j’ai eu les premiers soins grâce à l’équipe de COPHEGs. 

Buku

Ensuite, en partance pour J.A.C.K., j’ai transité à GOMA avec un bébé chimpanzé. Là, à cause de la guerre et les bombardements,, les vols étaient annulés et sur le temps que je suis restée auprès du Dr Kizito (COPHEGs), mon bras s’est infecté et il a décidé de l’amputer afin d’éviter une infection générale.

Après un long voyage, j’ai enfin trouvé refuge au sanctuaire J.A.C.K. Là, malgré mon handicap, j’ai appris à me réintégrer, à accepter cette nouvelle vie et à retrouver la joie dans un groupe de mon espèce. Aujourd’hui, je suis épanouie, entourée, et j’ai redécouvert ce que signifie être heureuse et en bonne santé!

Publié par J.A.C.K.

Une ONG congolaise qui renforce les lois en matière faunique tout en réhabilitant les primates confisqués et confiés par l'Etat congolais avec l'espoir de remettre en forêt ces victimes du trafic d'espèces menacées

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